Pourquoi la psychomotricité chez l’enfant est-elle essentielle ?
Les parents se posent souvent des questions sur la psychomotricité chez l’enfant, et c’est bien normal ! Cette discipline va en réalité bien au-delà d’une simple approche thérapeutique. Elle établit des liens profonds entre le développement moteur et l’épanouissement psychique de votre petit. Comprendre tout ça vous aidera vraiment à mieux l’accompagner dans sa croissance. Qu’est-ce que la psychomotricité chez l’enfant ? La psychomotricité regarde votre enfant dans son ensemble. Elle part du principe que ses fonctions motrices et son état psychique, relationnel et affectif sont complètement liés. Cette vision globale nous montre que le corps et l’esprit s’influencent constamment dans le développement de votre enfant. Concrètement, plusieurs dimensions entrent en jeu. D’abord la motricité physique qui permet à votre enfant de bouger, puis la motricité fine avec tous ces petits gestes précis qu’il apprend à maîtriser. Mais ça va plus loin : on observe aussi comment il se socialise, sa relation aux autres, sa façon de communiquer avec les mots, ses gestes et son comportement général. Cette idée de psychomotricité a pris forme au milieu du XIXème siècle en Allemagne, grâce aux travaux de Wilhelm Griesinger. En France, il faut attendre la fin des années 1940 pour voir apparaître la profession de psychomotricien, portée par le Professeur J. DE AJURIAGUERRA et G. B. SOUBIRAN. Aujourd’hui, c’est devenu une vraie profession paramédicale reconnue, qui se concentre sur la prévention, le dépistage et la rééducation des troubles psychomoteurs. À quel âge se développe la psychomotricité ? Le développement psychomoteur suit généralement la maturation du système nerveux, surtout entre 2 et 6 ans. Mais attention, ça commence dès la naissance et continue pendant toute l’enfance. Votre bébé naît avec des mouvements qu’on appelle archaïques. Vers 2 mois, il commence vraiment à découvrir ce qui l’entoure, vous fait ses premiers sourires et son petit corps gagne en tonus. Au fur et à mesure qu’il grandit, ces mouvements automatiques s’effacent pour laisser place à de vraies interactions conscientes avec le monde qui l’entoure. Pour développer la motricité de votre enfant, chaque étape de sa croissance a ses particularités qu’il faut connaître et respecter. Comment se manifeste le développement psychomoteur selon l’âge ? De 0 à 1 an : Votre bébé découvre d’abord ses petites mains, développant cette fameuse motricité fine. Il bouge ses doigts, tend le bras pour attraper ce qui l’intéresse, porte tout à la bouche et découvre ses pieds. Petit à petit, il arrive à faire passer les objets d’une main à l’autre. Dès 3 mois, il tient bien sa tête droite et ses mouvements se développent de jour en jour. Puis viennent les retournements ventre-dos et vice versa, le quatre pattes et enfin ces premiers moments debout qui vous émeuvent tant ! De 1 à 2 ans : Les premiers pas arrivent ! Ils sont hésitants au début mais progressent à une vitesse folle. Votre petit gagne en dextérité et coordonne beaucoup mieux ses mouvements. Il empile des cubes, assemble des pièces, s’accroupit, danse sur la musique, monte et descend les escaliers. Vers deux ans, il commence même à enfiler ses vêtements tout seul. Quelle fierté dans ses yeux quand il y arrive ! De 2 à 3 ans : Là, ça s’affine vraiment beaucoup. Votre enfant développe plein de nouvelles compétences et sa motricité fine devient impressionnante de précision. Ses dessins s’améliorent de semaine en semaine et il déballe ses cadeaux sans avoir besoin de vous. Quand consulter un psychomotricien ? En principe, votre pédiatre surveille le développement psychomoteur lors des visites de routine. Mais certains signaux peuvent vous alerter et justifier qu’on creuse un peu plus. Il vaut mieux consulter un psychomotricien si votre enfant n’arrive pas à s’asseoir seul ou à tenir sa tête selon les délais habituels, ou s’il a du mal à marcher alors qu’il devrait y arriver. D’autres situations peuvent nécessiter un accompagnement : les retards du développement psychomoteur, les troubles de maturation et de régulation du tonus musculaire, les maladresses motrices et gestuelles, l’instabilité psychomotrice ou au contraire l’inhibition psychomotrice. Le psychomotricien intervient aussi pour des troubles du schéma corporel, des problèmes de latéralité, des difficultés d’organisation spatio-temporelle, des dysharmonies psychomotrices, des troubles tonico-émotionnels, ou encore une débilité motrice. Comment stimuler la psychomotricité au quotidien ? Pour que les fonctions psychomotrices de votre enfant se développent au mieux, vous pouvez le stimuler tous les jours avec des activités toutes simples et amusantes. L’éveil sensoriel joue un rôle vraiment fondamental dans tout ce processus. Au début, les massages et le contact peau contre peau aident énormément votre bébé dans son développement affectif. Pour développer sa relation au corps et à l’espace, les jeux doux dans le bain marchent très bien. Mettez-le sur le ventre pour stimuler son envie d’autonomie ou face à un miroir pour qu’il apprenne à se reconnaître. Quand votre enfant tient assis sans aide, vous pouvez stimuler sa psychomotricité en plaçant un jouet un peu plus loin et en l’encourageant à aller le chercher. D’ailleurs, dès qu’il vous demande de lui apporter quelque chose, essayez de le convaincre d’y aller lui-même, du moment que c’est à sa portée. Quelles activités favorisent le développement psychomoteur ? Le bricolage, c’est formidable pour ça ! En plus de développer la motricité fine, votre enfant peut laisser s’exprimer sa créativité tout en apprenant à se concentrer. Proposez-lui différents matériaux comme la mousse, le tissu ou le papier, et faites-lui découvrir toutes les techniques : collage, découpage, assemblage. Mettre la table représente aussi une super activité. Votre enfant découvre les notions d’organisation et d’orientation spatiale. Au fil du temps, il retient où va chaque couvert sur la table et commence à organiser l’espace lui aussi. Quand il se sert tout seul, que ce soit pour boire ou se servir à manger, il apprend à contrôler sa coordination manuelle. La natation apporte des bénéfices remarquables. On ne bouge pas pareil dans l’eau que sur terre. Apprendre à nager à votre enfant le plus tôt possible lui permet après de maîtriser son habileté motrice dans un environnement complètement





